Bienvenue sur la planète des singes !

 

Le spectacle de 2003 est encore dans les mémoires.

 

Dix mille spectateurs sur le circuit « la Comtesse » et les pilotes du Championnat du monde de side-car–cross qui s’en donnent à cœur joie sur un circuit qu’on croirait spécialement dessiné pour leur discipline.

 

Pour la seconde fois, les 28 et 29 avril prochain, le Mondial fera halte à Plomion.

 

Pour les spécialistes 2003 fut l’année ou le Hollandais Willemsen parvenait à détrôner le duo letton SERGIS / RASMANIS, cinq fois champions du monde.

 

Les autres gardent le souvenir d’un spectacle à couper le souffle.

Des images d’attelages qui survolent la double bosse en descente, qui décollent sur le saut de « la Carrière » et retombent vingt mètres plus bas.

 

Et surtout, deux départs d’anthologie. 

Trente mécaniques qui déchirent l’atmosphère aussitôt la grille tombée.

Trois secondes et déjà le freinage en bout de ligne droite. Virage roue contre roue, panier contre panier, les singes sont de sortie.  Le flot se répand dans la petite descente, on temporise dans l’épingle avant de tout lâcher,  de libérer les chevaux pour attaquer « en meute » la grande montée.

Les mécaniques hurlent, la terre tremble, le public aussi. Inoubliable !

 

Depuis cet épisode, les choses ont un peu changé.

Le bouillant Willemsen, l’éternel challenger qui usait les passagers comme d’autres les moteurs, a coiffé quatre couronnes mondiales supplémentaires et reste encore cette saison le principal favori.

Blessé la saison dernière, Sergis, revient aux affaires  accompagné d’un des meilleurs passagers : son compatriote Kaspars Stupelis.

Oui  Stupelis ! Celui qui fut champion du monde en 2003 et 2004 dans le panier de…. Willemsen !

Une anecdote  pour rappeler le rôle prépondérant  du passager,  le « singe », le nom qu’on lui donne familièrement à cause de ses va et vient permanents dans le panier.

 Physiquement le plus sollicité des deux, c’est lui qui assure l'équilibre dans les sauts et la stabilité en virages.

 

 

Car un bon pilote avec une bonne machine ne feront jamais un bon équipage sans un excellent passager. Alors qu’un passager de haut niveau peut transformer un équipage.

 

S’il y a une chose qui ne change pas en side-car cross, c’est bien l’esprit qui règne dans la communauté.

Dans une spécialité où moins de dix équipages sont des professionnels,  où les autres sacrifient davantage à leur passion qu’ils ne gagnent, on peut réellement  parler de communauté.  En dehors de la piste, on se soutient, on se conseille, on accueille et on aide les jeunes.

 

Pourtant disciplines peine à séduire de nouveaux pratiquants.  Même les pilotes de MotoCross, d’ordinaire si casse cou, avouent qu’ils sont bluffés par leurs acrobaties et leur prise de risque.

 

A une époque ou l’on voudrait, avec paillettes et musique, nous faire prendre de gentils tocards pour des vedettes, vous approcherez à Plomion d’authentiques champions !

 

On vous dira qu’ils sont Hollandais, Belges, Allemands ou Lettons, il n’en est rien !

 

Ces types là sont d’un autre monde, d’une autre planète… de la planète des singes.

 

 

DH